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GEFERS Formation
GEFERS est l’acronyme de Groupe francophone d’Etudes et de Formations en Ethique de la Relation de Service et de soin, qui regroupe des professionnels issus d’un des métiers du service et du soin et expérimentés dans la formation.
Les activités du GEFERS ont pour point commun d’interroger, d’interpeller la relation à l’humain et son questionnement éthique et se déclinent en trois grands axes :
Celui de l’étude, pour élaborer de la pensée et proposer un regard critique sur telle ou telle question d’actualité
Celui de la formation pour accompagner les personnes désireuses d’augmenter, d’affiner ou de diversifier leurs capacités
Enfin, celui de l’écriture pour nommer d’une manière personnelle, préciser et diffuser les fruits de la réflexion.
Le GEFERS se propose ainsi comme un groupe impliqué dans l’étude, la formation et l’écriture.
Il est ouvert aux personnes intéressées par ce triple chantier et désireuses de s’y impliquer.
Recueil des formations
Le GEFERS organise ses formations soit au sein de votre établissement, soit dans le cadre d’un regroupement d’établissements dans le domaine:
– de l’éthique et de la pédagogie
– de l’éthique et de l’organisation
– de l’éthique de la pratique quotidienne des soins
Les événements à venir
XXVIIèmes JIFESS – Saint-Émilion
ENSEMBLE, BIEN VIVRE LE VIEILLISSEMENT: À LA MAISON, À L’HÔPITAL, EN INSTITUTION
Une éthique pour faire équipe d’accompagnement
Vieillir est un chemin absolument individuel mais n’est pas pour autant une affaire solitaire. Comme on ne peut naître, vivre ni survivre seul, on ne saurait vieillir sans la proximité d’autrui – celle des proches, des aidants, de certains professionnels.
Comme autrefois c’était une affaire de famille, aujourd’hui dans nos sociétés, vieillir est une affaire d’équipe. Que ce soit à la maison, durant un séjour à l’hôpital ou encore en institution.
Faire équipe pour bien vivre ensemble ce qu’il y a à vivre à l’occasion du vieillissement exige à la fois cohérence du projet d’accompagnement, organisation, ressources, clarté des valeurs poursuivies, reconnaissance de chacune et de chacun.
Quelques interrogations se présentent ainsi à notre réflexion :
- Quelles sont les valeurs primordiales qui orientent et balisent ces chemins du vieillir ?
- Quelles sont les difficultés concrètes ?
- Quels sont les impasses et les tabous ?
- Comment lutter contre les discriminations liées à l’âge et favoriser une inclusion sociale malgré le vieillissement ?
- Quelles spécificités éthiques et organisationnelles pour prendre en compte les personnes vieillissantes en situation de handicap ou de précarité ?
- Comment, dans un quotidien sous tension, maintenir ou raviver la motivation des équipes à œuvrer ensemble ?
- Quelles sont les conséquences du choix d’un lieu de vie inadapté à sa situation ?
- Quel est le regard de la société sur les professionnels du grand âge ?
- Quel est le point de vue des familles et quelles sont leurs attentes vis-à-vis d’une société-providence censée offrir l’accueil aux personnes devenues très dépendantes ?
- Quelles conséquences des progrès de la médecine, de l’environnement sociétal et de l’évolution des structures familiales sur la qualité de vie ?
Une fois encore, les enjeux de nos Journées sont à la fois éthiques, organisationnels et politiques et ils en appellent à un débat serein et authentique où le partage d’expériences concrètes a une part déterminante, à côté des apports plus théoriques.
Le Comité scientifique et d’organisation
Saint-Émilion (France)
21 et 22 mai 2026
Programme et inscription →
XXVIIIèmes JIFESS – Marseille
Pour une éthique de la continuité du prendre soin
Quelles valeurs partagées?, Quelle complémentarités?, Quelles organisations?, Quels outils?, Quelles formations communes?
Prendre soin, c’est porter une attention particulière
à une personne qui vit une situation qui lui est particulière 1
Le particulier ne se donne que dans le temps : la durée d’une rencontre, d’une proposition de soin, d’un accompagnement, au fil des minutes, des heures, des jours et des semaines. Parfois au long de toute une vie. C’est dire que si de fait, prendre soin appelle au soin du particulier, ce soin du même coup s’engage dans une histoire, une temporalité plus ou moins longue – ce qu’on peut nommer la « continuité » du prendre soin. C’est dire aussi l’appel à des énergies, des organisations, des capacités, des convictions, des vertus et des valeurs de loyauté, de sincérité, de fiabilité et même – pourquoi ne pas nommer une valeur qui pourrait sembler désuète ? – de fidélité.
La distinction entre faire quelque chose – poser un acte, dispenser des soins, animer une activité, etc. – et l’attention portée à la personne à qui se destine ce que l’on a à faire, conduit à envisager la continuité des pratiques professionnelles de façon plus fine que seulement opérationnelle.
En effet, au-delà de l’indéniable nécessité de bien faire ce qu’il y a à faire, les professionnels des métiers de la relation à l’humain sont, à chaque fois, au contact d’une vie particulière que l’on veille, que l’on éveille, que l’on surveille. Ils sont appelés, de la sorte, à se montrer concernés par une existence singulière que l’on tente ensemble – humblement – de chercher à comprendre en vue de la préserver – jusqu’à l’ultime parfois – en son irréductible dignité. Des professionnels qui sont appelés, ainsi, à exprimer une attention juste et bienveillante en vue de la rendre bienfaisante. De par leur nature profonde, il s’agit de métiers qui procèdent, chacun, d’un art. Des métiers dont les contenus se conjuguent pour proposer ensemble et dans la continuité un art soignant pluriprofessionnel du singulier.
La continuité est ce qui permet d’établir du lien et d’assurer de la cohérence. Une cohérence qui est particulièrement mise à l’épreuve au sein des équipes, de leurs organisations et entre les services et les structures du fait que chaque personne vit comme elle le peut ce qu’elle a à vivre, avec ses craintes et ses espoirs, avec ce qui lui fait plaisir ou la contrarie, avec ses représentations et ses attentes voire ses exigences et avec une motivation, des habitudes et un caractère qui lui sont particuliers.
Se soucier de la continuité, c’est se soucier qu’il n’y ait pas de rupture dans la compréhension de ce qui est vécu par les personnes dont on prend soin. Nous savons, en effet, combien la perception d’une absence de continuité est vécue difficilement, douloureusement parfois, car elle génère de l’incertitude et peut susciter de l’inquiétude imprégnée de la crainte de ne pas être compris. Que de fois, par exemple, les malades, les résidents, les bénéficiaires ne questionnent-ils pas l’équipe de jour pour savoir qui travaillera la prochaine nuit ou le prochain week-end. Que de fois, à l’occasion d’un retour à domicile, n’expriment-ils pas leurs préoccupations à propos de la bonne compréhension de leur situation et des soins qu’ils requièrent par les professionnels libéraux ou autres qui interviendront et desquels ils dépendront durablement parfois. Que de fois, ne doivent-ils pas réexprimer ce qui est important, ce à quoi ils tiennent afin de se donner un peu plus l’assurance que les professionnels tiendront compte de telles ou telles particularités…
L’éthique, de par sa préoccupation de chercher à rendre ce qui est difficile à vivre un peu moins difficile, ou de préserver ce qui est agréable à ressentir, de par sa volonté de déployer au sein des équipes, entre les services et entre les structures, des organisations aidantes et apaisantes tant pour les bénéficiaires que pour les professionnels, est une éthique qui nous interpelle directement afin de questionner, d’évaluer et de faire évoluer la continuité réelle du prendre soin et d’œuvrer pour écarter – ou plus simplement atténuer – le risque de rupture.
Par le présent appel international à communications, nous vous proposons de nous soumettre vos réflexions, vos expériences, vos recherches, etc. qui mettent plus particulièrement en lumière les défis associés à la continuité du prendre soin et les questionnements éthiques qui en résultent en matière :
- De cohérence dans la prise en compte de ce qui caractérise un parcours de vie et un contexte d’aide et de soins
- De travail en équipe, de son organisation et des valeurs explicites qui imprègnent et orientent ce travail et ces organisations
- De positionnement des organes de décisions et des directions institutionnelles et de leur volonté d’intégrer cette nécessité de la continuité dans leurs réflexions stratégiques et opérationnelles
- De complémentarité entre les différents temps d’une journée, mais également entre les services, entre les structures, ainsi qu’à l’occasion des soins et interventions à domicile
- De prise de conscience des enjeux de cette continuité du prendre soin lors des formations initiales et de la cohérence dans le choix des lieux de stages et du suivi des stagiaires
- Du recours à des outils pertinents et véritablement aidants pour la pratique du quotidien.
Organisées, entre autres, à partir de cet appel international à communications, nos Journées conjuguent des séances plénières, des séances parallèles en groupes plus restreints ainsi que des tables rondes. Une présentation de contributions sur posters y est proposée en permanence. Elles permettront d’échanger des savoirs et des expériences issus de Belgique, de France, du Luxembourg, du Canada et de Suisse.
Ces XXVIIIèmes JIFESS se dérouleront au Campus Biaggi, en plein cœur de Marseille à proximité immédiate de la gare Saint-Charles, de la Canebière et du Vieux-Port. Un moment festif à l’issue de la première journée sera également organisé.
Le Comité scientifique et d’organisation
1 Walter Hesbeen, Prendre soin à l’hôpital – Inscrire le soin infirmier dans une perspective soignante, Paris, Masson, 1997
Marseille (France)
12 et 13 novembre 2026
Programme et inscription →

La lettre du GEFERS
La Lettre du GEFERS est une publication périodique qui comporte trois grandes parties :
- un texte de fond présentant une réflexion sur un thème d’actualité,
- différentes informations relatives à nos activités et à la vie de GEFERS Association,
- la présentation de publications récentes.
L’historique des Lettres du GEFERS est téléchargeable dans l’onglet Publications du site.
GEFERS Association
GEFERS Association poursuit le but de favoriser et de promouvoir la relation à l’humain et son questionnement éthique dans les pratiques de service et de soin. Elle vise à questionner les manières d’être, de faire et de dire des personnes ainsi que les dynamiques organisationnelles en vue d’analyser et d’évaluer leurs impacts sur la relation de service et de soin.
Pour ce faire, l’association :
- favorise les échanges et rencontres entre ses adhérents par l’organisation de réunions et de séminaires de réflexion,
- élabore et publie La Lettre du GEFERS,
- organise une veille documentaire en vue de rassembler et de diffuser de l’information.



