GEFERS Formation

GEFERS est l’acronyme de Groupe francophone d’Etudes et de Formations en Ethique de la Relation de Service et de soin, qui regroupe des professionnels issus d’un des métiers du service et du soin et expérimentés dans la formation.

Les activités du GEFERS ont pour point commun d’interroger, d’interpeller la relation à l’humain et son questionnement éthique et se déclinent en trois grands axes :

01.

Celui de l’étude, pour élaborer de la pensée et proposer un regard critique sur telle ou telle question d’actualité

02.

Celui de la formation pour accompagner les personnes désireuses d’augmenter, d’affiner ou de diversifier leurs capacités

03.

Enfin, celui de l’écriture pour nommer d’une manière personnelle, préciser et diffuser les fruits de la réflexion.

Le GEFERS se propose ainsi comme un groupe impliqué dans l’étude, la formation et l’écriture.
Il est ouvert aux personnes intéressées par ce triple chantier et désireuses de s’y impliquer.

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Notre catalogue

Le GEFERS organise ses formations soit au sein de votre établissement, soit dans le cadre d’un regroupement d’établissements.

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GEFERS Association

GEFERS Association poursuit le but de favoriser et de promouvoir la relation à l’humain et son questionnement éthique dans les pratiques de service et de soin. Elle vise à questionner les manières d’être, de faire et de dire des personnes ainsi que les dynamiques organisationnelles en vue d’analyser et d’évaluer leurs impacts sur la relation de service et de soin.

Pour ce faire, l’association :

  • favorise les échanges et rencontres entre ses adhérents par l’organisation de réunions et de séminaires de réflexion,
  • élabore et publie La Lettre du GEFERS,
  • organise une veille documentaire en vue de rassembler et de diffuser de l’information.

Découvrir l'association

Les actualités du GEFERS


XIXèmes JIFESS

L’invisible et les invisibles du soin

Penser et révéler la valeur éthique profonde des pratiques soignantesAprès avoir consacré les JIFESS de Bordeaux en novembre 2019 à la nécessité de « révéler la noblesse et la beauté de l’aide et des soins aux personnes âgée », il nous apparaît aujourd’hui plus que jamais nécessaire de mettre en avant « l’invisible et les invisibles du soin » afin de « penser et révéler la valeur éthique profonde des différentes formes de pratiques soignantes ».   Si tout le monde connaît la formule de Saint-Exupéry : l’essentiel est invisible pour les yeux… rappelons-nous que cette idée profondément philosophique malgré sa couleur un peu sentimentale, remonte aux sources de la pensée occidentale : Platon soutenait que la réalité vraie n’est pas sous nos yeux, mais dans le ciel des Idées. L’essence des choses, l’essentiel donc, ne se donne pas ni à voir ni à sentir. Nous n’avons sous les yeux ou sous les doigts que des images troubles et déformées. Il nous faut sortir de la caverne pour contempler la réalité authentique. Mais que signifie ce vieux récit pour nous aujourd’hui ? La crise sanitaire nous a-t-elle fait sortir de la caverne ?   Ce qui était au centre des regards et qui semblait le plus important a été tout à coup refoulé en périphérie. Et des choses habituellement dans l’ombre, tout à coup, sont apparues. La crise a renouvelé le regard. Elle a fait voir l’invisible, et surtout elle a fait apparaître les « invisibles », toutes ces personnes qui soutiennent la vie au quotidien en étant confinées dans des activités peu valorisées – peut-être même des « sales boulots ». Elle nous a fait voir d’autres invisibles encore, des femmes et des hommes pas du tout en rupture sociale, mais dont la fonction ne recevait pas l’attention qui lui est due : l’ensemble des professionnels dans les métiers du soin.   Et puis, ces pratiques si diverses du soin (de santé, social, pédagogique, organisationnel, etc.) ont manifesté leur extraordinaire complexité – l’attention extrême qu’elles demandent, le soin dont a besoin le soin pour être humanisant…   Ces journées nous permettront de décrire et de célébrer les mystères ou les secrets de ces pratiques, dont l’apparence extérieure, tantôt très technique tantôt beaucoup moins, dissimule l’essentiel, justement : le sens de l’humain.   L’appel international à communications qui vous permet de présenter vos travaux, expériences et réflexions sera disponible sur le site du GEFERS dès le 1er novembre 2021.  Annecy02 et 03 juin 2022Programme et inscription →

Nos Inter


Éthique et management

Dans les institutions de soins, on entend aujourd’hui à la fois une demande de sens en général, et une demande de qualité des soins en particulier. C’est un véritable appel au sens, au respect, à la reconnaissance individuelle et professionnelle, et l’éthique du soin et des soins, l’éthique clinique, la bioéthique en général constituent un premier niveau de réponse. Essentiel, indispensable mais insuffisant, car, après tout, le travail et le soin sont toujours « en situation ». L’éthique organisationnelle cherche précisément à contextualiser l’exercice des soins de qualité. Elle a une vocation pratique : elle cherche à instaurer et à entretenir une forme de « vie bonne » dans le cadre d’un service, d’une entreprise, d’une organisation en général. Elle prend en compte les techniques de management, les styles de leadership, les politiques institutionnelles, le climat éthique des organisations de soins, hospitalières et autres. À ce niveau organisationnel, le professionnel trouve une position nouvelle : comme le patient, il a droit, pour lui-même, à une organisation juste, motivante, reconnaissante, légitimement exigeante.

Éthique et pédagogie

En situation d'éducation et de formation, l'éthique individuelle, du bon vouloir et des valeurs personnelles doit nécessairement s’imbriquer dans le réseau de l’institution et de toutes ses « parties prenantes » : autorités, collègues, étudiants et élèves, partenaires de stages, etc. Ici comme dans d’autres domaines, il est temps d’installer une « éthique organisationnelle » capable de comprendre, d’évaluer et de nourrir les pratiques pédagogiques innovantes, adaptées aux publics d’aujourd’hui. Dans ce contexte, quelle éthique va-t-on, ensemble, reconnaître pertinente, respecter et enseigner ? Selon quelles méthodes ? Bien au-delà des indications prévues par le référentiel de formation, c’est l’ensemble des dispositifs pédagogiques qui est concerné par cette éthique de la complexité. Comment identifier les questions éthiques dans les situations courantes dans le décours de la formation, et comment le faire en situations aiguës – par exemple en retour de stages, ou en situation de faute ou d'erreur ? Ou d'orientation individuelle inadéquate ? Comment arbitrer les conflits (individuels ou collectifs) de valeurs ?