GEFERS Formation

GEFERS est l’acronyme de Groupe francophone d’Etudes et de Formations en Ethique de la Relation de Service et de soin, qui regroupe des professionnels issus d’un des métiers du service et du soin et expérimentés dans la formation.

Les activités du GEFERS ont pour point commun d’interroger, d’interpeller la relation à l’humain et son questionnement éthique et se déclinent en trois grands axes :

01.

Celui de l’étude, pour élaborer de la pensée et proposer un regard critique sur telle ou telle question d’actualité

02.

Celui de la formation pour accompagner les personnes désireuses d’augmenter, d’affiner ou de diversifier leurs capacités

03.

Enfin, celui de l’écriture pour nommer d’une manière personnelle, préciser et diffuser les fruits de la réflexion.

Le GEFERS se propose ainsi comme un groupe impliqué dans l’étude, la formation et l’écriture.
Il est ouvert aux personnes intéressées par ce triple chantier et désireuses de s’y impliquer.

Formations à la une

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Notre catalogue

Le GEFERS organise ses formations soit au sein de votre établissement, soit dans le cadre d’un regroupement d’établissements.

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Les événements à venir


XXIIIèmes JIFESS – Aula Magna, Louvain-la-Neuve Université

LE CHOIX DES LIEUX DE VIE DES PERSONNES ÂGÉES

Quel projet de vie vous fait envie?

 

Par définition, tous les êtres vivants ont besoin d’un environnement favorable à leur bien-être et à leur développement. Les êtres humains, quant à eux, ont besoin d’un lieu où ils sont accueillis, qu’ils peuvent habiter et qu’ils peuvent investir de toutes les manières – depuis la couleur des murs jusqu’au style de leur mobilier. C’est vrai depuis toujours et dans toutes les cultures sédentaires ou nomades. Désormais, dans nos sociétés, la question se pose de manière inédite pour les personnes devenues très âgées et de grande dépendance. Les contextes familiaux et sociaux traditionnels ont quasi disparu, en particulier dans les milieux urbains et au sein des familles où chaque adulte exerce un travail au-dehors. Des institutions publiques et privées doivent prendre le relais et les choses semblent jouées, comme si cela allait de soi… Fatalité, destin ou moindre mal ?

Depuis quelques années cependant, et sous l’impulsion spécifique d’une culture des droits du patient et de la personne âgée, le scrupule s’est changé en protestation : chaque personne doit pouvoir exercer son droit de choisir « sa vie », c’est-à-dire les conditions concrètes où elle aura à exister, avec ou sans maladie, en étant isolée ou pas, à son domicile, chez un proche ou dans une institution qu’elle aura choisie.

On peut rêver d’une société idéale où de tels choix seraient possibles. Encore faudrait-il que la personne soit en mesure  de faire correspondre ses moyens, ses capacités, ses besoins, ses envies et la réalité autour d’elle avec les possibilités d’un environnement donné.

Une fois encore, ces deux Journées d’étude, loin de prôner vainement un idéal qui n’existe qu’au conditionnel, s’attacheront à une éthique de la responsabilité : à quelles conditions, avec quels moyens et quelles méthodes, doit-on et peut-on répondre aux attentes légitimes des personnes qui doivent choisir un lieu de vie ?

Pour ce faire, diverses questions doivent être abordées qui constitueront différents axes d’une politique éclairée, ambitieuse, réaliste, humainement généreuse de santé publique et de bien-être appliquée à ces personnes.

Nous retiendrons ici six axes constitutifs d’une telle politique :

Un premier axe concerne la reconnaissance que nos sociétés accordent aux personnes âgées : quelle place et quel rôle ? Comment soutenir leur autonomie au quotidien ? Comment prendre en juste compte l’avis de la personne concernée mais qui est peut-être incapable de voir sa situation effective ? Comment formaliser, sur le plan juridique cet avis ? Comment faire médiation dans les désaccords et arbitrer les conflits entre l’aîné et les parties prenantes d’une famille à propos du choix du lieu de vie de celui-ci?

Un deuxième axe concerne l’option privilégiée (ou pas) du maintien à domicile dans la qualité de vie, la sécurité et la dignité : quels services devons-nous améliorer et inventer pour cela ? Comment assurer une transition quand le transfert en institution s’impose (pour un séjour temporaire ou définitif) ?

Un troisième axe vise la dimension intergénérationnelle quel que soit le lieu de vie choisi. Tout comme on ne saurait être jeune, adulte ou vieux « tout seul », comment favoriser des liens sociaux qui donnent à chacun la possibilité d’être avec d’autres de tous les âges ?

Un quatrième axe a trait à l’ensemble des processus psycho-médico-sociaux qui concernent la personne âgée : comment développer une culture de l’anticipation et de la continuité d’une histoire de vie pour en finir avec les situations « au pied du mur » ? Comment intégrer cette dimension prospective dans la pratique de médecines tant générales que spécialisées ainsi que de médecines alternatives peut-être moins conventionnelles ?

Un cinquième axe implique spécifiquement le secteur de l’hébergement : comment allier durabilité tant économique qu’écologique et éthique des institutions ? Quelles innovations faut-il développer au quotidien pour améliorer la qualité de vie et d’envie des résidents (ou des habitants) et du personnel ? Quelle part consacrer à une architecture non seulement fonctionnelle mais qui « fait lieu où il fait bon vivre » ?

Le sixième axe se préoccupe de l’habitat privé des personnes âgées. Comment y assurer une viabilité fonctionnelle et sécurisée grâce à des aménagements matériels ergonomiques et architecturaux adaptés ? Comment y favoriser une « joie de vivre singulière » conforme au désir de chacune et chacun en ayant recours à des moyens appropriés et qui ne seraient perçus comme envahissants ? Et comment, à l’occasion de ce « maintien à domicile », proposer et organiser une offre de services, de soins – y compris de santé mentale -, d’activités et de soutiens à la fois efficaces, économiquement et éthiquement responsables tant pour les personnes âgées que pour les professionnels engagés ?

Tout ceci exige beaucoup de créativité et de capacité d’initiative de la part de chacun : il s’agit de décloisonner les acteurs et les modes d’intervention, en sorte de garantir une authentique « continuité » de l’accompagnement. Les outils digitaux sont appelés à jouer un rôle important s’ils restent au service de la proximité entre les personnes.

On voit combien le développement de ces six axes nous conduit à constater que « cela ne va pas de soi »… Là n’est pas le plus important, c’est de penser, de chercher, de créer, d’expérimenter, d’innover, d’évaluer dont il est ici question afin de progresser vers un horizon pertinent pour les personnes âgées et les professionnels ainsi qu’éthiquement désirable pour chacune et chacun.

Organisées à partir du présent appel international à communications, ces Journées conjuguent des séances plénières, des séances parallèles en groupes plus restreints ainsi que des tables rondes.

Une présentation de contributions sur posters y est proposée en permanence. Ce colloque francophone permettra de la sorte d’échanger des savoirs et des expériences issus de Belgique, de France, du Luxembourg, du Canada et de Suisse.

Ces XXIIIèmes JIFESS se dérouleront à l’Aula Magna au cœur de la ville universitaire et estudiantine internationalement connue de Louvain-la-Neuve (UCLouvain) en Belgique.

Un moment festif à l’issue de la première journée y sera également organisé.

Le Comité scientifique et d’organisation

Aula Magna, Louvain-la-Neuve Université, Belgique

23 et 24 mai 2024

Programme et inscription →

XXIVèmes JIFESS – Montpellier, Maison de l’Hospitalisation privée de Castelnau-le-Lez

REPENSER CE QUI HUMANISE NOS PRATIQUES DE SOIN

Vers un horizon éthiquement désirable

À l’occasion des 15 ans du GEFERS

 

Quinze ans après la fondation du GEFERS et dans un contexte que l’on s’accorde à qualifier de troublé voire de compliqué, nous souhaitons consacrer cette vingt-quatrième édition des JIFESS à (re)penser et à (re)poser les fondements – ou les racines – humanistes des métiers de la santé et du social. Le terme humaniste est utilisé ici en son sens le plus général – pour ne pas dire le plus simple et profond – mais également le plus exigeant : chercher à faire émerger l’humanité d’autrui afin « que l’autre soit et qu’il soit autre »[1].

En effet, le soin, en tant qu’attention particulière portée à la personne, à son entourage et à la situation qui est la leur, fait appel à la fois à des convictions, à une réflexion permanente ainsi qu’à une vigilance individuelle et d’équipe, qui orientent les pratiques en vue de les humaniser. Il s’agit, de la sorte, d’essayer de les préserver du risque de la banalisation qui conduit à négliger l’humanité même des personnes concernées : bénéficiaires, familles, professionnels, bénévoles ou stagiaires.

Ces XXIVèmes JIFESS, rappelleront que les pratiques de soin sont à la fois institutionnelles et personnelles et qu’elles dépendent tant de principes généraux que des conditions concrètes en situations. La qualité éthique de ces pratiques – pour les bénéficiaires, pour leurs proches et pour les professionnels – n’a rien d’automatique et ne tient pas uniquement aux procédures.

Alors que nos systèmes affrontent des défis inédits (organisation et conditions de travail, financement, problèmes de recrutement, motivation, etc.), il est urgent de repenser ce qui fait de notre travail une pratique humanisante, juste, digne, pour chaque partie prenante.

Face à ces enjeux aussi bien structurels que conjoncturels, il nous faut à la fois penser et inventer… sous le large horizon de nos sociétés en mutation. Cette réflexivité se présente plus que jamais comme une responsabilité citoyenne qui nous concerne chacune et chacun.

Ce colloque permettra d’échanger des savoirs et des expériences issus notamment de France, de Belgique, du Luxembourg, de Suisse et du Québec.

Il se déroulera durant deux Journées dans les locaux de l’Association Éducative pour l’Hospitalisation Privée à Castelnau le Lez, à proximité immédiate de Montpellier.

Ces Journées conjuguent des séances plénières, des séances parallèles en groupes plus restreints et des tables rondes. Une présentation de contributions sur posters y est proposée en permanence.

Un moment festif à l’issue de la première journée y sera également organisé.

 

[1] En référence à la pensée humaniste de François Varillon

Montpellier, Maison de l'Hospitalisation privée de Castelnau-le-Lez

21 et 22 novembre 2024

Programme et inscription →

Former aux métiers de la santé et du social

Quels talents pour les formateurs et les tuteurs de demain?

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Les réponses à l’appel à communications seront possibles à partir du 1er septembre 2024

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Si les formations aux métiers de la santé et du social font depuis fort longtemps l’objet de réflexions, de préoccupations, d’évolutions et de règlementations, force est de constater que se pose aujourd’hui plus qu’hier, la question du sens de ces métiers. Et donc, de leur adéquation en regard des besoins et attentes de la population. En regard, également, des caractéristiques – nouvelles ou non – des apprenantes et des apprenants, ainsi que de celles et ceux qui ont choisi de consacrer à la formation tout ou partie de leur activité professionnelle.

C’est ainsi que ce que l’on désigne par l’expression « sociétés liquides » nous invite à prendre en compte que les formations aux métiers de la santé et du social s’inscrivent dans de nouveaux contextes, confrontent à de nouveaux défis et obligent à ’identifier de nouvelles perspectives.

En effet, à la suite de Z. Bauman[1], dès la fin des années 1990, nos sociétés ont été décrites comme « liquides » pour signifier que pour beaucoup d’entre nous – nous-même, nos collègues et nos étudiants -, les identités, les engagements, les appartenances, les projets, etc. sont devenus flottants, incertains, fragiles.

Comment renouveler nos méthodes pédagogiques dans ce contexte, et comment réidentifier les valeurs qui inspirent ces missions de formation aux métiers de la santé et du social ? Comment donner un sens nouveau capable de réanimer la motivation de toutes et tous, professionnels et étudiants ? En ciblant systématiquement quelques éléments majeurs de cette situation socio-pédagogique, nos Journées d’étude devraient parvenir à proposer des pistes, à ouvrir des chemins qui ne seront pas purement pratiques et techniques mais qui engageront les sens les plus profonds de l’existence.

Quelques interrogations générales peuvent orienter le contenu de ces XXVèmes JIFESS et inspirer les propositions qui pourront être soumises en réponse à l’appel international à communications :

  • Quelle orientation spécifique souhaite-t-on donner à ces différentes formations aux métiers de la santé et du social, à leurs contenus et à leurs modalités d’organisation ?
  • Quel fondement humaniste commun pourrait les caractériser et les réunir ?
  • Comment les faire évoluer vers une pluriprofessionnalité plus effective en vue d’un travail ultérieur en équipe et en réseau plus aisé et moins confronté aux risques de replis disciplinaires ?
  • Quelles seront en conséquence les compétences attendues des enseignants-formateurs ainsi que des tuteurs, et comment les former et les préparer à cette fonction formative et à s’y révéler talentueux et reconnus pour leur autorité pédagogique ?
  • Quelles seront les caractéristiques des lieux de stages et du climat éthique qui les imprègne afin de les rendre propices à la découverte et à la compréhension des pratiques ainsi qu’à l’élévation de l’esprit des stagiaires ?

[1] Cf. notamment Z. Bauman, Liquid Modernity, Polity Press, 2000.

Les Sables d'Olonne, France

22 et 23 mai 2025

Programme et inscription →

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La lettre du GEFERS

La Lettre du GEFERS est une publication périodique qui comporte trois grandes parties :

  • un texte de fond présentant une réflexion sur un thème d’actualité,
  • différentes informations relatives à nos activités et à la vie de GEFERS Association,
  • la présentation de publications récentes.

L’historique des Lettres du GEFERS est téléchargeable dans l’onglet Publications du site.

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GEFERS Association

GEFERS Association poursuit le but de favoriser et de promouvoir la relation à l’humain et son questionnement éthique dans les pratiques de service et de soin. Elle vise à questionner les manières d’être, de faire et de dire des personnes ainsi que les dynamiques organisationnelles en vue d’analyser et d’évaluer leurs impacts sur la relation de service et de soin.

Pour ce faire, l’association :

  • favorise les échanges et rencontres entre ses adhérents par l’organisation de réunions et de séminaires de réflexion,
  • élabore et publie La Lettre du GEFERS,
  • organise une veille documentaire en vue de rassembler et de diffuser de l’information.

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