Les formations inter

Les formations INTER sont organisées dans les locaux du Gefers pour des inscriptions individuelles

Éthique et management

Dans les institutions de soins, on entend aujourd’hui à la fois une demande de sens en général, et une demande de qualité des soins en particulier. C’est un véritable appel au sens, au respect, à la reconnaissance individuelle et professionnelle, et l’éthique du soin et des soins, l’éthique clinique, la bioéthique en général constituent un premier niveau de réponse. Essentiel, indispensable mais insuffisant, car, après tout, le travail et le soin sont toujours « en situation ». L’éthique organisationnelle cherche précisément à contextualiser l’exercice des soins de qualité. Elle a une vocation pratique : elle cherche à instaurer et à entretenir une forme de « vie bonne » dans le cadre d’un service, d’une entreprise, d’une organisation en général. Elle prend en compte les techniques de management, les styles de leadership, les politiques institutionnelles, le climat éthique des organisations de soins, hospitalières et autres. À ce niveau organisationnel, le professionnel trouve une position nouvelle : comme le patient, il a droit, pour lui-même, à une organisation juste, motivante, reconnaissante, légitimement exigeante.

Éthique et pédagogie

En situation d'éducation et de formation, l'éthique individuelle, du bon vouloir et des valeurs personnelles doit nécessairement s’imbriquer dans le réseau de l’institution et de toutes ses « parties prenantes » : autorités, collègues, étudiants et élèves, partenaires de stages, etc. Ici comme dans d’autres domaines, il est temps d’installer une « éthique organisationnelle » capable de comprendre, d’évaluer et de nourrir les pratiques pédagogiques innovantes, adaptées aux publics d’aujourd’hui. Dans ce contexte, quelle éthique va-t-on, ensemble, reconnaître pertinente, respecter et enseigner ? Selon quelles méthodes ? Bien au-delà des indications prévues par le référentiel de formation, c’est l’ensemble des dispositifs pédagogiques qui est concerné par cette éthique de la complexité. Comment identifier les questions éthiques dans les situations courantes dans le décours de la formation, et comment le faire en situations aiguës – par exemple en retour de stages, ou en situation de faute ou d'erreur ? Ou d'orientation individuelle inadéquate ? Comment arbitrer les conflits (individuels ou collectifs) de valeurs ?

Les formations intra

Les formations INTRA se déroulent au sein de votre structure ou dans votre région dans le cadre d'un regroupement d'établissements pour les groupes que vous constituez

Thème :
Public
  • Tous
  • Équipe médicale (21)
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Public :
Thématique
  • Tous
  • Pratiques des soins (14)
  • Organisation et management (7)
  • Pratique des soins à domicile (7)
  • Pédagogie (6)
  • Rééducation (5)

Éthique et pédagogie

En situation d'éducation et de formation, l'éthique individuelle, du bon vouloir et des valeurs personnelles doit nécessairement s’imbriquer dans le réseau de l’institution et de toutes ses « parties prenantes » : autorités, collègues, étudiants et élèves, partenaires de stages, etc. Ici comme dans d’autres domaines, il est temps d’installer une « éthique organisationnelle » capable de comprendre, d’évaluer et de nourrir les pratiques pédagogiques innovantes, adaptées aux publics d’aujourd’hui. Dans ce contexte, quelle éthique va-t-on, ensemble, reconnaître pertinente, respecter et enseigner ? Selon quelles méthodes ? Bien au-delà des indications prévues par le référentiel de formation, c’est l’ensemble des dispositifs pédagogiques qui est concerné par cette éthique de la complexité. Comment identifier les questions éthiques dans les situations courantes dans le décours de la formation, et comment le faire en situations aiguës – par exemple en retour de stages, ou en situation de faute ou d'erreur ? Ou d'orientation individuelle inadéquate ? Comment arbitrer les conflits (individuels ou collectifs) de valeurs ?

Éthique et management

Dans les institutions de soins, on entend aujourd’hui à la fois une demande de sens en général, et une demande de qualité des soins en particulier. C’est un véritable appel au sens, au respect, à la reconnaissance individuelle et professionnelle, et l’éthique du soin et des soins, l’éthique clinique, la bioéthique en général constituent un premier niveau de réponse. Essentiel, indispensable mais insuffisant, car, après tout, le travail et le soin sont toujours « en situation ». L’éthique organisationnelle cherche précisément à contextualiser l’exercice des soins de qualité. Elle a une vocation pratique : elle cherche à instaurer et à entretenir une forme de « vie bonne » dans le cadre d’un service, d’une entreprise, d’une organisation en général. Elle prend en compte les techniques de management, les styles de leadership, les politiques institutionnelles, le climat éthique des organisations de soins, hospitalières et autres. À ce niveau organisationnel, le professionnel trouve une position nouvelle : comme le patient, il a droit, pour lui-même, à une organisation juste, motivante, reconnaissante, légitimement exigeante.

Le risque suicidaire et l’automutilation

Mettre sa vie en danger, se donner la mort, attenter à ses jours, recouvrent des situations différentes. Les actes d’automutilation ou la mort infligée à soi-­‐même étant souvent le résultat de motivations obscures, d’états psychologiques complexes et de circonstances aléatoires ; la nature et l’ampleur de la crise psychique et de ces troubles qui provoquent tant de détresse, de confusion, de désespoir et d’actes irréfléchis méritent d’être abordés et de s’interroger sur la perception de la souffrance de l’autre et de la violence qu’il peut s’infliger à lui-même. L’Organisation mondiale de la santé nomme l’acte suicidaire comme « une blessure que l’on s’inflige à soi-même avec des niveaux variables d’intention meurtrière ». Le suicide est une cause importante de mortalité prématurée et elle a plus que doublée en 25 ans. Seconde cause de mortalité chez les 15–24 ans, le suicide est la première cause chez les 25–34 ans et elle est en augmentation permanente chez les vieillards.

Éthique organisationnelle et qualité des pratiques soignantes

Dans les institutions de soins, on entend aujourd’hui une double demande partagée par tous : une demande de sens en général, et une demande de qualité des soins en particulier. C’est que notre société est hantée par l’économie de « pur » marché, les problèmes de l’économie publique, la mondialisation, la massification, la rationalisation, etc., et une telle société, si elle reste humaine, ne peut manquer d’en appeler au sens, au respect, à la reconnaissance individuelle. A cet appel, les nombreux travaux consacrés à l’éthique du soin et des soins, à l’éthique clinique, à la bioéthique en général constituent un premier niveau de réponse, extrêmement important. Nécessaire, indispensable mais insuffisant. Peut-­‐être même trompeur si l’on en reste là, car, après tout, le travail et le soin sont toujours « en situation ». La bonne volonté et le désir de bien faire s’exercent toujours en un lieu, quelque part, au sein d’un contexte, dans le cadre d’une organisation. Et ce « contexte » détermine peu ou prou le « texte ». Les circonstances conditionnent et caractérisent l’action. Il est donc urgent de développer une éthique organisationnelle des soins de santé, sans laquelle on risque de tomber dans un idéalisme de mauvais aloi, où chacun fait le « bien », naturellement, sans organisation, sans coût, sans budget, sans contraintes financières ou matérielles. Une éthique vaporeuse autrement dit… Précisément, l’éthique organisationnelle cherche à contextualiser et à déterminer les conditions de l’exercice des soins de qualité. Elle prétend ramener sur le sol de la réalité concrète et ambivalente le désir réel de bien faire, l’idéal soignant. Un soin idéalisé est un soin mal vécu, mal offert, mal réalisé. Il s’agit d’à la fois tenir l’idéal, le possible et le réel. Autrement dit de travailler au changement, au progrès, à l’amélioration.

Accompagner à son domicile la personne présentant une démence

La maladie d’Alzheimer et les démences apparentées bouleversent profondément le projet de vie de la personne et de son entourage. Dès l’annonce du diagnostic, les professionnels de santé endosseront un rôle de soutien, d’aide et d’accompagnement à l’élaboration de stratégies d’adaptation aux nouvelles situations de vie qu’engendre la maladie. Cette formation a pour objectifs de permettre aux soignants de questionner leur place dans la construction d’un projet de vie pour la personne désireuse de rester le plus longtemps possible à son domicile, tout en préservant une qualité de vie pour ses proches.

Accompagnement des équipes en réanimation

Les services de réanimation sont un espace de crise où se projette avec violence tout l'irrationnel des familles dont l'exigence idéalisée est à la mesure de leur désarroi. La vérité de l'agir protège le soignant tant qu'il est sous l'implacable injonction de l'urgence mais l'effet de protection ne résiste pas longtemps. Juger, faire face, comprendre aussi et accompagner risquent de confronter les soignants, même très expérimentés, à de nombreuses interrogations. Renvoyés à leur propre questionnement sur la vie et la mort, les soignants, pour aider et accompagner les personnes qui composent l'entourage, auront besoin d'un appui, d'une aide et de protection. De la qualité de la communication établie dépendront l'adaptation et la collaboration future des proches au projet de soins.

Actualisation des savoirs en psychiatrie

Certaines situations de soins confrontent les soignants à des difficultés de compréhension ou d’interprétation des comportements. Ces difficultés sont parfois associées à un manque de connaissances dans le vaste champ de la psychopathologie. Il peut en découler un problème d’éthique dans la pratique quotidienne des soins par méconnaissance des composantes psychiques à l’œuvre au sein de certaines situations cliniques.

Éthique clinique en rééducation réadaptation

Le secteur de la rééducation-réadaptation présente un contexte particulier et privilégié pour les questions d’éthique clinique : particulier car le cours - ou le décours - de la vie humaine s’y présente de manière profondément modifié voire entravé ; privilégié, car la pluridisciplinarité en réadaptation est une nécessité incontournable à laquelle il convient de réfléchir en vue de la rendre opérationnelle et féconde, grâce au débat d’équipe et à la délibération éthique que la pluridisciplinarité permet et favorise.

Formation et accompagnement des membres du comité d’éthique

Les membres des Comités d’éthique éprouvent régulièrement le besoin d’être davantage familiarisés avec les différents aspects de l’éthique, ses racines et cadres de références, les modalités concrètes de fonctionnement d’un comité local, la rédaction d’avis, les questions d’éthique clinique qui leurs sont soumises, leurs possibilités d’exercer une vigilance et d’agir en vue d’une éthique concrète qui imprègne le quotidien des soins. Cette formation offre aussi la possibilité d’accompagner les membres d’un Comité local en vue de soumettre à un regard extérieur les réflexions et interrogations qui sont les leurs.

Fin de vie et soins palliatifs

La fin de vie et les éventuels soins palliatifs que la personne requiert interrogent les différents soignants sur le sens, la finalité de leurs actions. Chaque situation de fin de vie nécessite une véritable stratégie individuelle d’accompagnement, centrée tant sur la personne mourante que sur ses proches. Soins actifs et continus pratiqués par une équipe pluridisciplinaire en institution ou à domicile, les soins palliatifs visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance, à compenser les pertes, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage.

Du raisonnement clinique à la transmission d’informations

La pratique soignante est fondée sur la relation à la personne et sur le raisonnement clinique qui résulte de l’observation et de la réflexion. Chaque soignant, dans sa pratique quotidienne, allie dextérité à l’expression de qualités humaines. Ces dernières, indispensables pour prendre soin de la personne, se déploient d’autant plus que la compétence d’analyse des situations est maîtrisée et s’appuie sur une posture professionnelle qui reconnaît l’autonomie décisionnelle de la personne soignée. Le parcours de soins devient alors un accompagnement où la réflexion soignante propose des actions professionnelles, inscrites dans une relation de confiance.

L’annonce d’un diagnostic

Quelle que soit sa nature, la maladie ou l’accident est ce qui affaiblit l’humain. Le diagnostic grave qui en résulte parfois et les inquiétudes fondées ou non qui s’en suivent et se manifestent, au-delà de l’affaiblir, confrontent l’humain à une vulnérabilité plus grande, à un risque accru de fragilité. Aussi, le sens de la formation est-il celui de réfléchir à ce qui se vit par la personne et son entourage ainsi concernés par l’annonce d’un diagnostic en vue d’aider les professionnels à prendre conscience de l’impact de leurs manières d’être, de faire et de dire sur les personnes concernées et, ainsi, déployer une vigilance tant individuelle que collective en vue de faire preuve, du mieux qu’ils le peuvent, d’une pertinence dans l’action. Tant dans l’action qui consiste en une annonce du diagnostic par le médecin que dans les actions de toute une équipe qui s’en suivent.

L’éducation thérapeutique

L’éducation pour la santé ou éducation thérapeutique a affiné ses réflexions et outils d’intervention. Elle n’en pose pas moins la question de l’éthique tant personnelle que professionnelle du soignant. Une telle éthique ne peut faire l’économie d’une réflexion sur la considération que l’on a pour la personne dont l’affection modifie parfois en profondeur la trajectoire de vie.

Relation à la personne âgée et psychopathologie

Dans un établissement pour personnes âgées, tous les professionnels sont au contact direct des résidents, tant les professionnels soignants que ceux de la restauration, de l’entretien ménager, de l’administration et des différents services techniques. La relation à la personne âgée est souvent rendue difficile en particulier lorsque ces personnes sont atteintes de démences et présentent des troubles du comportement qui génèrent régulièrement un sentiment d’incompréhension et d’impuissance qui peut se traduire par la question : « Comment faire pour bien faire de manière respectueuse dans ces situations déroutantes? »

Espace de soin, espace de vie et projet de vie personnalisé

La personne en situation de handicap, de déficience et de perte d’autonomie se trouve face à un nouveau défi : celui de se reconstruire ou d’envisager une nouvelle conception de sa vie. Les repères antérieurs sont malmenés et l’énergie qu’elle doit déployer pour affirmer ses choix nécessite un accompagnement pluridisciplinaire qui s’appuie sur l’élaboration concertée d’un projet de vie. Au-delà du recueil des attentes et désirs, celui-ci doit évoquer les différents paramètres inhérents à la définition singulière des contours de Sa vie. Notamment, s’interroger sur l’adaptation à un changement au sein d’un nouvel espace de vie qui donne à voir la considération que portent les accompagnants à cette personne en recherche d’un devenir.

Fondement du soin inter-disciplinaire en rééducation réadaptation

L’évolution de la rééducation-réadaptation conduit chaque corps de métier à développer ses pratiques et ses approches thérapeutiques dans une perspective de qualité ancrée dans une logique rééducative la plus actualisée possible. Cette excellence en rééducation peut néanmoins avoir pour revers le risque d’une singularisation - et isolement - de chaque corps professionnel, chacun s’enfermant dans sa propre logique de rééducation au risque d’entraver la cohérence d’ensemble et le bon fonctionnement pluridisciplinaire. C’est pour cette raison que la pluridisciplinarité nécessite que l’on s’interroge ensemble sur le fondement de la pratique afin de ne pas confondre une finalité qui est commune à chacun avec les moyens plus ou moins spécifiques mis en œuvre au sein de chaque métier.

La compréhension des comportements perçus comme difficiles

Certains patients et parfois leurs proches présentent des comportements perturbateurs et perçus comme difficiles. Le soignant confronté à ce type de situation a un rôle déterminant. Sa compréhension des besoins de la personne et de la situation influencera ses comportements et ses réponses. La relation à la personne perçue comme difficile requiert des connaissances ainsi que des clefs de lecture permettant d’écarter ou d’atténuer le risque de stigmatisation et les conflits ou maltraitance qui peuvent s’en suivre. Accueillir et soigner ces personnes impliquent donc que chaque professionnel puisse faire face aux aspects émotionnels et conflictuels de ces événements, en augmentant leur connaissance et leur adaptation dans ces situations d’accueil et en développant une approche soignante de qualité.

Prendre en compte la sexualité de la personne en institution

L’être humain s’adonne à des activités sexuelles depuis la nuit des temps. Longtemps fondée sur l’ignorance, la superstition et l’interdit, la façon d’envisager la sexualité a évolué à tel point qu’aujourd’hui le plaisir sexuel fait partie d’une existence humaine ordinaire et est facteur d’épanouissement. Au sein des établissements de soins, les soignants sont régulièrement confrontés aux manières diverses qu’a de s’exprimer la sexualité des patients ou des résidents. De la sorte, les soignants confrontés à ces situations peuvent être amenés à s’interroger sur ce qui les interpelle voire les met en difficulté et, dès lors, à reconnaître les émotions voire les troubles que suscite l’expression de la sexualité dans la pratique des soins. Pour cela, il est souvent nécessaire de remettre en question les normes culturelles et sociales qui influencent les représentations et les croyances. Prendre conscience de ses principes personnels, ne pas les imposer aux autres et envisager que ceux de l’autre puissent être différents sans pour autant être anormaux, est essentiel pour favoriser une approche soignante soucieuses des personnes en présence.

Pédagogie et créativité

L’appel à la créativité dans les situations d’apprentissage et son utilisation dans l’enseignement, la formation, l’accompagnement, change la place de l’intervenant, qui devient animateur. Cette approche permet de se mettre en contact à la fois avec ses capacités intellectuelles et émotionnelles et d’associer les connaissances à l’expérience. Cette formation s’adresse aux formateurs qui souhaitent solliciter le plaisir et la créativité de chacun et faire face aux situations pédagogiques en recherchant des options réalistes et innovantes.

Tutorat et accompagnement des stagiaires

Si le tutorat a ses aspects réglementaires et techniques, il comporte, également, une dimension éthique qui conduit à interroger le sens de la pratique soignante, la considération pour l’humain sur laquelle elle se fonde et les valeurs qui animent les professionnels et les étudiants. Le cœur même de la fonction de tuteur réside ainsi dans la capacité d’éveiller, d’élever et d’accompagner la réflexion des stagiaires sur les enjeux humains de leur futur métier. À ce titre, les tuteurs se présentent comme des acteurs de premier plan du développement au sein des structures d’une éthique du quotidien des soins. L’enseignant et le tuteur réunis dans cette formation auront l’opportunité de mettre en perspective leurs valeurs et préoccupations pour viser une cohérence dans l’appropriation des savoir-faire cliniques.

Bien-être au travail et projet de service

Le projet d’établissement, les projets de service s’appuient sur le sens et les orientations philosophiques du soin porté aux personnes et de l’accompagnement qu’elles requièrent. La réflexion éthique, à partir de certains principes fondamentaux, des valeurs et des buts, a pour objectif d’identifier les besoins aspirations des personnes afin de les intégrer le mieux possible dans le projet. C’est à travers la clarification collective de ces principes que va se construire une identité professionnelle porteuse de sens et donc structurante, afin de développer la qualité du service rendu et de favoriser un épanouissement professionnel fondamental pour une relation de soin et de service bienveillante et bienfaisante.

Éthique organisationnelle et qualité des pratiques soignantes

Dans les institutions de soins, on entend aujourd’hui une double demande partagée par tous : une demande de sens en général, et une demande de qualité des soins en particulier. C’est que notre société est hantée par l’économie de « pur » marché, les problèmes de l’économie publique, la mondialisation, la massification, la rationalisation, etc., et une telle société, si elle reste humaine, ne peut manquer d’en appeler au sens, au respect, à la reconnaissance individuelle. A cet appel, les nombreux travaux consacrés à l’éthique du soin et des soins, à l’éthique clinique, à la bioéthique en général constituent un premier niveau de réponse, extrêmement important. Nécessaire, indispensable mais insuffisant. Peut-être même trompeur si l’on en reste là, car, après tout, le travail et le soin sont toujours « en situation ». La bonne volonté et le désir de bien faire s’exercent toujours en un lieu, quelque part, au sein d’un contexte, dans le cadre d’une organisation. Et ce « contexte » détermine peu ou prou le « texte ». Les circonstances conditionnent et caractérisent l’action. Il est donc urgent de développer une éthique organisationnelle des soins de santé, sans laquelle on risque de tomber dans un idéalisme de mauvais aloi, où chacun fait le « bien », naturellement, sans organisation, sans coût, sans budget, sans contraintes financières ou matérielles. Une éthique vaporeuse autrement dit… Précisément, l’éthique organisationnelle cherche à contextualiser et à déterminer les conditions de l’exercice des soins de qualité. Elle prétend ramener sur le sol de la réalité concrète et ambivalente le désir réel de bien faire, l’idéal soignant. Un soin idéalisé est un soin mal vécu, mal offert, mal réalisé. Il s’agit d’à la fois tenir l’idéal, le possible et le réel. Autrement dit de travailler au changement, au progrès, à l’amélioration.

La fonction de cadre de proximité

Aujourd’hui, le cadre de proximité s’interroge fréquemment sur l’orientation de son métier, confronté qu’il est aux multiples attentes voire contradictions des différents aspects et acteurs du système de soins. Il en apparaît ainsi parfois « déboussolé ». Cette formation se propose de resituer la fonction de cadre de proximité dans la perspective éthique du fondement même de la mission du système de soins : accueillir et accompagner des humains malades, souffrants ou en risque de vulnérabilité, de fragilité.

La posture éthique en pédagogie dans le domaine des soins

Si la formation des étudiants est organisée et encadrée par un programme formel qui en prescrit les modalités, ce qui donnera vie à ce programme c’est le projet pédagogique et la tonalité particulière qui lui sera donnée par l’équipe de direction et de cadres formateurs. Un tel projet relève du travail de la pensée, travail par lequel une équipe chemine non vers la seule acquisition d’un langage commun qui se révèle souvent superficiel et source d’incompréhension voire de tension, mais bien vers une compréhension commune, compréhension affinée et subtile reflétant, de ce fait, la conviction des membres de l’équipe pédagogique et l’orientation qu’ensemble ils veulent donner à leur action. Une telle conviction s’élabore et s’affine dans une perspective critique pour ne pas se limiter à l’énoncé de quelques certitudes. Cette compréhension commune avec la conviction critique qu’elle contient servent ainsi de socle au projet pédagogique et à la déclinaison opérationnelle de son programme autant qu’à la réflexion sur les manières d’être et de faire de chacun face aux différentes situations rencontrées. De ceci, découle une éthique de la formation. Nous entendons ici le terme « éthique » au sens de « manière d’être au monde dans une visée du bien» et, dès lors, d’envisager les relations aux autres. L’éthique est ainsi fondée sur la réflexion, tant personnelle que de groupe, la délibération ainsi que la décision. Dans la relation pédagogique, il s’agit par là de combiner ce qui peut sembler parfois inconciliable et à tout le moins complexe : favoriser l’autonomie de la pensée des étudiants et accueillir la singularité de chacun tout en faisant preuve d’autorité, ce qui équivaut à être capable de dire et d’argumenter ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, à la fois dans un contexte relationnel donné mais également dans la perspective de l’exercice d’un métier.

Le travail de fin d’études: accompagner l’étudiant à se mettre en recherche

Les activités de recherche sont souvent décrites comme importantes et désignées comme gage de la reconnaissance d’une profession. Pour un étudiant à l’occasion de son Mémoire, l’objectif est-il d’augmenter la connaissance en un domaine donné ou alors de chercher à voir plus clair dans une question qu’il se pose ? C’est de la précision et de la clarification de cette intention que découlera l’orientation donnée aux pratiques pédagogiques, tant celles relatives à l’enseignement que celles relatives aux attentes et modalités d’accompagnement des travaux demandés aux étudiants. Cette formation offre la possibilité de réunir autour de cette problématique, enseignants, tuteurs et maîtres de stage.

La relation au corps dans le formation des soignants

Le rapport au corps dans la formation initiale des différents soignants est parfois sous-estimé. Un tel rapport renvoie pourtant à la question : « Que puis-je produire d’autre que des actes techniques ? » ou encore : « Que puis-je penser des soins à partir de ma propre expérience corporelle ? » En se mettant à l’écoute du corps, de larges pans de la pensée, du questionnement éthique affleurent soudainement. Nous proposons un atelier corporel exploratoire qui permette d’explorer des questions liées à l’identité et au sens de sa pratique. Il s’agit « de mise en situation réelle ou fictionnelle », occasion, non pas de mesurer la précision du geste technique, mais d’exprimer ce qui se joue dans la relation de corps à corps.

Éthique des pratiques en santé mentale

L’orientation principale de la formation est celle d’une éthique concrète, une éthique qui se pense et s’exprime au plus près des pratiques du quotidien des différents professionnels. La formation s’inscrit, de la sorte, dans une approche clinique centrée sur la santé mentale. Elle permet, en particulier, de conjuguer la réflexion sur la dimension soignante de la pratique et de repérer, au décours des situations cliniques rencontrées, les valeurs plus ou moins explicites en présence et les questions éthiques que celles-ci soulèvent.

Bientraitance et contention

Le devoir fondamental des soignants est d’agir pour le bien-être de la personne en adaptant ses soins à la situation singulière que vit cette personne. Ces situations, dans lesquelles le risque et la mise en danger de la personne et de son entourage interpellent tout le savoir-faire des professionnels, peuvent être complexes. Face à de telles situations, les soignants et la famille se trouvent face à un dilemme entre protéger la personne en la privant de sa liberté d’aller et venir et préserver sa liberté sans garantie d’une non mise en danger. Dès lors, comment se déploie l’attitude bientraitante et bienveillante des soignants ? Quelles bonnes pratiques professionnelles peuvent s’inscrire dans un « moindre mal » soignant, dans une situation où les souffrances, les injonctions imposent des prises de décisions difficiles.