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Le GEFERS regroupe des formateurs professionnels expérimentés et propose des formations dans le domaine des relations interpersonnelles qui caractérisent le fondement même des différents métiers de services et de soins.

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Prendre en compte la singularité de la personne soignée confronte l’humain professionnel à une multitude de questions, voire de conflits intérieurs. La réflexion éthique nourrie par la délibération en équipe peut contribuer à porter un regard enrichi sur ces situations.
LA RÉFLEXION SUR LES PRATIQUES
Ce qui unit et permet la cohérence d'une équipe pluriprofessionnelle réside, en premier lieu, en un questionnement sur le fondement même de l'action et la considération pour l'humain sur laquelle elle repose.
Les droits et devoirs à l'hôpital confrontent aujourd'hui fréquemment les professionnels à de nombreuses interrogations, voire une crainte dans l'action. L'incontournable prise de risque que requiert toute relation d'humain à humain en est parfois écartée. S'interroger sur les responsabilités de chacun et se familiariser avec les textes qui la régissent contribuent, de ce fait, à une bonne relation de travail et à une certaine sécurité permettant de baliser le champ des actions entreprises.
AU SEIN D'UNE STRUCTURE OU D'UN RÉSEAU D'ÉTABLISSEMENTS
Réfléchir l'éthique au sein des pratiques quotidiennes offre aux personnes soignées, à leurs proches ainsi qu'aux professionnels la garantie d'une dynamique de pensée tournée vers le respect dû à chacun.
Accueillir, c'est recevoir chez soi, c'est montrer que l'on est attendu. S'entretenir avec la personne à l'occasion de son accueil, c'est lui témoigner de l'intérêt et tenter de la rassurer quant au déroulement de son séjour.
La pratique soignante est fondée sur la relation à la personne et sur le jugement professionnel qui résulte de l'observation et de la réflexion. Outre des données aisément objectivables, le coeur de la pratique soignante requiert la capacité de nommer ce qui se vit dans une situation singulière et de transmettre de manière pertinente et succincte les informations auprès des autres membres d'une équipe.
COMPLÉMENTARITÉ ENTRE L'INFIRMIÈRE ET L'AIDE-SOIGNANTE
Les soins infirmiers sont dispensés par les infirmières et par les aides-soignantes dans un cadre juridique précis. La complémentarité entre ces deux fonctions est parfois entravée par une logique d'actes et de tâches. Or, il n'y a pas de petits ou de grands soins, il n'y a que des soins qui prennent sens pour la personne et qui requièrent dès lors, à chaque fois, un professionnalisme particulier.
DES SOINS DONNÉS À LA PRISE EN COMPTE DES RISQUES
A l'occasion des soins donnés, les soignants doivent avoir recours tant à leur dextérité qu'à de multiples positions et contraintes qu'ils infligent à leur corps. En s'appliquant à donner des soins de qualité, les soignants ne peuvent néanmoins ignorer les répercussions de leurs gestes et postures pour eux-mêmes. C'est en les accompagnant au sein même de leurs pratiques du quotidien, qu'une prévention concrète et durable pourra être menée.
Le toucher, en tant qu'échange tactile enrichit et diversifie l'interaction entre la personne soignante et la personne soignée. Le toucher peut être ressenti tant comme un acte de douceur, qu'un geste de violence. C'est pourquoi il ne s'improvise pas et procède d'un souci de délicatesse dans le rapport à l'autre.
La relation à la personne perçue comme difficile requiert des connaissances ainsi que des clefs de lecture permettant d'écarter ou d'atténuer le risque de stigmatisation et les conflits ou la maltraitance qui peuvent s'en suivre.
DE LA COMPRÉHENSION DES MÉCANISMES À LA RÉFLEXION ÉTHIQUE DU SOIN PORTÉ À LA PERSONNE ET À SON ENTOURAGE
La dépendance des personnes à des substances ou à des pratiques pose avec acuité la question, d'une part, du regard nécessairement subjectif du soignant et, d'autre part, celle de ses moyens d'intervention en un contexte donné.
DE L'AUTOMUTILATION A LA TENTATIVE DE SUICIDE
La mort infligée à soi-même ou les actes d'automutilation procèdent souvent de motivations obscures, d'états psychologiques complexes ou parfois de circonstances aléatoires. Ceci requiert de s'interroger sur la souffrance que peut ressentir l'autre et sur la violence qu'il peut s'infliger à lui-même sans ignorer les répercussions de ces actes sur les proches.
Le désir de vivre de la personne est fonction d'une multitude d'éléments : le sens de la vie, la pathologie, le vieillissement, la dépendance, l'image de soi, l'espoir, le sentiment de dignité, etc. L'altération de ce désir peut déboucher sur une envie de mourir, ce qui se traduit parfois par une demande d'euthanasie adressée aux soignants.
L'éducation pour la santé a affiné ses réflexions et outils d'intervention. Elle n'en pose pas moins la question de l'éthique tant personnelle que professionnelle du soignant. Une telle éthique ne peut faire l'impasse d'une réflexion sur la considération que l'on a pour la personne dont l'affection chronique modifie parfois en profondeur la trajectoire de vie.
L'IDENTIFIER, LA COMPRENDRE ET LA TRAITER
La prise en compte de la douleur témoigne de la considération portée à la personne soignée dans ce qu'elle a à vivre, dans l'épreuve singulière qui est la sienne. Elle requiert tant des connaissances que des outils d'observation, ainsi que des compétences relationnelles.
La personne atteinte d'une infirmité ou d'une invalidité ne bénéficie pas toujours du même regard selon la cause de son affection et selon l'âge qui est le sien. Il en résulte que la personne âgée se trouve parfois dans une situation de handicap du fait même de son grand âge, de la projection sur elle des soignants et de la représentation qu'ils en ont de ses possibilités d'évolution ou d'adaptation.
COMMUNIQUER AVEC LA PERSONNE DÉSORIENTÉE
Entrer en relation avec une personne désorientée, quelle que soit la cause de cette désorientation, nécessite des professionnels ayant acquis des connaissances pertinentes sur les mécanismes à l'origine de cette situation et sur les moyens de les intégrer dans leur pratique du quotidien.
La fin de vie et les éventuels soins palliatifs que la personne requiert interroge les différents soignants sur le sens, la finalité de leurs actions. Chaque situation de fin de vie nécessite une véritable stratégie individuelle d'accompagnement centrée tant sur la personne mourante que sur ses proches.
Animer c'est mettre en mouvement, c'est « donner une âme » à la vie d'un lieu. Cette manière de donner de la couleur à la vie repose tant sur le dynamisme et les moyens mis à disposition des personnes en charge de l'animation que de leur créativité, leur capacité d'innover.
L’arrêté du 22 octobre 2005 relatif à la formation en vue de l’obtention du diplôme d’état d’aide soignant a conduit plusieurs établissements à organiser des formations continues afin d’actualiser les connaissances des aides soignants dont le diplôme est antérieur à 2006.
GEFERS est un département de Santé-Travail-Service, organisme enregistré aupres du Préfet de Région d'Île-de-France - SIRET: 498 748 458 00011.
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